Re-va-lo-ri-sez !

mercredi 9 juillet 2008.

Le slogan ne sera pas scandé dans les manifestations, vu la période de l’année (8 juillet) où a finalement été rendu le "rapport Schwartz".

Son état civil complet : "Rapport de la Commission de réflexion sur l’avenir des personnels de l’Enseignement supérieur", présidée par Rémy Schwartz, Conseiller d’Etat, professeur associé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

La composition de cette commission est donnée en page 1 du rapport.

Remis le 8 juillet 2008 à la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, il présente d’une part un état des lieux, et fait d’autre part un ensemble de recommandations, concernant les enseignants-chercheurs et enseignants, et les personnels BIATOSS de l’Enseignement supérieur. Ces recommandations concernent les statuts, le déroulement de la carrière, les rémunérations et conditions de travail.

Sur ces propositions, on pourra louer la commission et son président d’avoir enfin écrit sans figures de style ce que la plupart des universitaires nés de la "constitution du vivier" de 1985-1990 pensent depuis qu’il sont en poste, soit depuis plus de quinze ans. Oui, il faut revaloriser les carrières, oui il faut évaluer l’ensemble des dimensions de la fonction d’enseignant-chercheur (dont le public pense à tort qu’elle se limite à faire des cours), oui il faut favoriser la fonction pédagogique dans l’enseignement supérieur. Et non, il ne faut pas remettre en question le fil directeur d’un service à 192 h, qui est parfois très lourd lorsque les autres fonctions sont remplies à 100%.

On notera cependant avec un sourire deux dispositions de circonstance. La première concerne l’obligation pour un membre du jury d’agrégation de se déporter lorsqu’il a été directeur de thèse ou d’HDR d’un candidat.
On peut s’étonner de ce que ce principe ne fasse pas unanimement partie de la déontologie universitaire et qu’il faille l’inscrire dans la loi. S’il y avait à parier, étant donné la culture du déport du juge administratif, il est probable qu’il annulerait de toutes façons la violation de ce principe, au titre de la nécessaire impartialité des jurys. Mais toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence bourguignonne.

La seconde remarque est l’extension considérable, suggérée par le rapport, du rôle et du pouvoir de l’AERES, en la constituant en coordinateur des principes de contractualisation des services des universitaires, et du CNU en lui attribuant des recours nationaux en la matière. Il est vrai que la loi LRU ne leur laissait plus grand-chose à se mettre sous la dent.

Le rapport Schwartz a été mis en ligne par le collectif "Sauvons la recherche" qui, toujours, veille.


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