Les universités de Birmingham et de Surrey ont, malicieusement sans doute, proposé une solution de nature à redorer le blason du vote électronique : utiliser un bulletin traditionnel, donc sur papier, qu’il suffit de scanner pour que le vote soit envoyé vers une base de données où il sera comptabilisé.
Nous avons bien compris : le vote électronique est donc un vote par bulletin papier qui fait l’objet d’un traitement électronique a posteriori.
Mieux encore, pour sécuriser le système et permettre à l’électeur de vérifier que son vote a bien été pris en compte, elles proposent une procédure d’une redoutable simplicité :
"Une fois que le votant aura fait son choix, il n’aura qu’à séparer les deux parties [du bulletin], grâce à une démarcation prédécoupée. Puis à jeter celle contenant les noms. Le morceau sur lequel est inscrite sa croix, et qui contient un code unique crypté, doit ensuite être passé dans un scanner optique, qui envoie les informations à une base de données. Le comptage des voix peut alors être effectué automatiquement. S’il veut s’assurer que son vote a bien été pris en compte, l’électeur peut aller le vérifier sur Internet, en entrant le numéro de série inscrit sur son bulletin."
"La confiance est un enjeu capital pour amener les gens à utiliser un système électronique de vote". Le financement de ce projet est actuellement estimé à 1.5 millions de livres selon l’EPSRC (Engineering and Physical Sciences Research Council).
Une question bête : et si on ne servait, pour moins cher, que des bulletins "papiers" émis à la première étape, on aurait des problèmes de sécurisation du vote et de confiance de l’électeur ?