La nouvelle revue "Grief" de l’EHESS crée l’événement !

jeudi 8 mai 2014.

Et si le droit se donnait à voir essentiellement dans la conflictualité ? Donnant toute sa place à l’intensité du litige, à la controverse, au combat, Les Éditions de l’EHESS et Dalloz lancent la série Grief, Revue sur les mondes du droit.

Dans un esprit résolument critique et polémique, Grief commente l’actualité récente, revenant sur des thématiques ayant suscité de vifs débats non seulement chez les spécialistes du droit mais aussi dans la société tout entière.

Pour bien commencer, la Revue vous invite à une première table ronde.

L’enseignement du droit en France : Quel droit, pour (par) quel juriste ?

Mardi 13 mai 2014, de 9 h à 13 h

Lieu : École des hautes études en sciences sociales
Amphithéâtre François Furet • 105, bd Raspail • Paris 6e

L’enseignement du droit en France est de structure plutôt complexe.
En dehors des facultés de droit qui accueillent autant les étudiants se
destinant à la carrière universitaire que ceux s’orientant vers des parcours
professionnels (et en dehors de l’École de droit de Sciences Po qui s’efforce
de faire concurrence aux facultés de droit sur ces deux terrains), il y a cer-
tains établissements où le droit s’enseigne dans une perspective purement
académique (EHESS, Collège de France), mais surtout un grand nombre
d’institutions ayant vocation à former les praticiens du droit en les prépa-
rant concrètement à l’exercice d’un métier particulier comme l’École de
formation du barreau ou celle du notariat, ou encore les Écoles nationales
de la magistrature, d’administration, de procédure, des greffes, etc.

Dans cette dispersion, à la faveur de laquelle on peut discerner une
certaine tension ou au moins hésitation permanente entre perspectives
théorique et pratique, ce système est-il satisfaisant L’articulation entre
 ?
l’acquisition des compétences professionnelles et l’apprentissage du savoir-
faire intellectuel généraliste est-elle cohérente ? Que pensent les praticiens
du droit de l’enseignement obligatoire du droit constitutionnel en première
année, avec son aperçu sur la théorie de l’État ? En quoi l’enseignement de la
philosophie du droit ou l’ouverture aux autres sciences sociales comme la sociologie,
l’anthropologie ou l’histoire pourraient-ils les concerner ? Sous cet angle, que faut-il penser de
l’évolution en cours des modèles dominants de l’enseignement du droit, notamment du rôle croissant
joué par le modèle américain de la Law School ? Que doit-on attendre d’un enseignement faisant de
plus en plus appel à la forme du séminaire ou revêtant la forme de la « clinique » de droit ? De telles
questions, qui sont à vrai dire fort anciennes, sont toutefois devenues, dans le monde actuel des juristes,
suffisamment brûlantes pour avoir suscité récemment (2008) la création du Conseil national du droit,
dont les travaux apportent de nombreux éléments de réflexion.

Chaque participant à la table ronde disposera de deux fois dix à quinze minutes pour exposer les
perspectives propres à la formation qu’il représente, en tâchant de dégager le profil de juriste, ainsi que
la conception du droit, qu’il travaille à forger.


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